| TA PEAU, MON PAYS.
Desespero
por recorrerte con mis manos,
reconocerte con mi boca,
escuchar lo indecible,
caer en tu piel,
equivocarme entre tus piernas,
respirar tus dudas,
desmayarme en tus labios.
Muero
y renazco al verte,
vedado hace tiempo para mí.
Muero y renazco al rozarte,
Y nuevamente me lo prohíbo.
Vivo
por querer desnudarte,
liberar tu voz del pasado,
acariciar tu alma,
caminar tus tiempos.
Muero
por no permitirme abrazarte.
Revivo al morir en tus ojos. |
TON
ÂME, MA RÉALITÉ.
Je
peine pour te parcourir de mes doigts,
pour te reconnaître avec ma bouche,
écouter ton inexprimable,
promener mes mains sur tes coins.
Je frémis me croyant tombée dans ta baie,
en respirant tes doutes,
m’évanouissant sur tes lèvres.
Je
meurs et renais sous ton regard,
violant ma proscription perpétuelle.
Je meurs et renais t’effleurant,
et une fois encore je m’en empêche.
Je
vis pour te voir nue,
pour faire voler ta voix vers l’au-delà,
pour hébérger ton âme,
et errer dans tes temps.
Je
dépéris m’interdisant de te serrer,
et je renais m’éternisant dans tes yeux.
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